Samedi 5 décembre 2009
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Par desinvolt
Le travail, les tâches quotidiennes, la télé, les infos
qui fusent toute la journée… Acheter, consommer, nouvelles
technologies, surabondance, superflu, matérialisme. « Excusez-moi pouvez-vous m’indiquer le chemin de la
liberté ? » « Oh, mais vous vous en éloignez ! »
Notre société de consommation engendre des désirs souvent inutiles, des besoins superficiels qui finalement nous font prendre des vessies pour des lanternes et perdre par la même occasion nos
valeurs véritables et nos aspirations fondamentales. Et pourtant, en s’interrogeant parfois, on se demande si l’on n’est pas en train de rater quelque chose d’important, comme de passer à côté de
notre vie. Certains spécialistes vont même jusqu’à qualifier l’homme d’aujourd’hui comme hyperactif. Ces activités que nous nous imposons quotidiennement seraient-elles le fruit d’une
volonté d’éviter de penser ?
Un travail qui prend beaucoup de temps et que nous ne voulons surtout pas perdre en ces
temps de crise, se révèle être un combat de tous les jours. La crise économique et financière de 2008 a entraîné une prise morale et un sursaut de prise de conscience sur les valeurs et le sens de
la vie, mais aussi sur celui de la planète. Pendant que Max regarde les séries « hémoglobine – je te tue – je te dissèque » sur son écran plat géant, Lilou range dans son dressing ses
achats de la journée, une ixième paire de chaussure, un pull en cachemire, la jupe à la mode qui fera tomber la mâchoire de ses copines. Quant à Louis du haut de ses 8 ans, il sera dans son antre
de chambre, s’excitant sur son nouveau jeu vidéo relié à son PC ou sur sa propre télé. Nous accumulons. Objets, rendez-vous, tâches, achats… Nous recherchons sans cesse le « plein de » pour
fuir la réalité, apaiser les doutes, pas faire d’erreur.
Et les conséquences, même si elles ne sautent pas aux yeux, se répercutent sur notre vie de tous les jours, fatigue, éloignement de soi, parfois une santé bancale... Il est temps de souffler un
peu, de faire un break dans ce marathon de “trop” en se posant les bonnes questions : - de quoi ai-je envie ? - de quoi ai-je vraiment besoin ? - Qu’est-ce qui est essentiel pour moi
?
Autant de réponse que d’individus. L’essentiel est durable, authentique. Il est le fil conducteur de nos aspirations profondes qui nous permet de puiser l’énergie de vivre en minimisant l’impact du
superflu. Certains “mouvements” évoluent depuis les années 60/70 comme le “minimalisme”, la “simplicité volontaire” ou encore les “décroissants”. Ils prônent tous globalement la nécessité de mettre
un frein à la consommation pour un bien être personnel autant que pour celui de la planète Par exemple la “simplicité volontaire exprime que la vraie liberté est celle d’être maitre de
notre temps et d’en faire ce que l’on veut (entre autres)
Ariane KERBRAT, psychanaliste, a écrit un article fort intéressant sur son blog au sujet du
minimalisme :
“(...) Le minimalisme appelle la simplicité : il s’agit de vivre mieux en vivant avec moins, en s’allégeant aussi bien du superflu matériel que des pensées négatives. Vivre dans un milieu
épuré aide à faire le tri dans son esprit : un environnement sobre est plus sain et aide à la concentration pour bien travailler. Qui n’a jamais fait l’expérience de ranger son bureau afin
d’être au clair avec ses idées ? Une maison aérée ( dans tous les sens du terme), calme et lumineuse est un contenant nécessaire pour se ressourcer et permet de rompre avec un dehors bruyant
et agressif. . (...)” (
www.kpsy.com)
S’accorder des moments de détente entre deux tâches laborieuses, prendre le temps de parler aux gens que l’on aime et que l’on néglige parfois dans notre course effreinée. Troquer le caddie du
samedi pour le panier du marché et préparer un repas avec des produits frais. Exit le jambon beurre au bureau et manger ne salade composée dans un parc. Freiner le shopping et faire du sport
ou une actiivité enrichissante. Savoir éteindre la télé et les portables (tel, pc..) pour s’octroyer des moments entre amis ou en famille... Mettre le museau dans son placard et faire
le tri, se délester des objets inutiles et en faire don à ceux qui en on vraiment besoin. Avant un achat, juger si c’est un simpe désir sur l’instant ou une réelle nécessité...Il n’y a pas de
règle, ni de norme pour apprendre à se désintoxiquer au quotidien. Pas besoin de fuir la civilisation et de vivre en ermite dans une grotte ! Il suffit d’être à l’écoute de soi. Réintroduire du
“moins” dans sa vie cela ne ce fait pas en un jour, mais fait prendre conscience
que la simplicité regorge de liberté. Celle de ne pas se laisser endoctriner par une société de consommation et d’être libre de juger de la qualité des choses en les appréciant à sa juste valeur.
En prenant quelques nouvelles habitudes, et en s’affranchissant de quelques dépendances le bonheur serait-il dans la simplicité ?
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