ESPRIT
D’ÉQUIPE
. Et quelle élocution traverse alors mon cervelet ankylosé lorsque sont évoqués sauvagement ces mots liés à l’acide ? Vi-ri-li-té. Qu’ils sont beaux les apollons
suintant la verdeur et la fougue masculine. Sortis d’un tableau athlétique brossé à la cigüe, leurs traits sont vifs et leur style mordant. Mais méfions-nous des apparences, si sur le terrain la
bonne entente est de mise, au vestiaire, les rosseries vont bon train, et les clans s’affrontent dans un match stylistique viscéral qui vous darde le coeur.
LE CLAN DES INTEMPORELS
. Les héros de cette élite ont des airs à la Paul Newman, excusez du peu. La ligne est pure, sans encombre, et les essentiels chatoient sous les lumières policées
de la ville. Le voilà qui entre en scène, cet élégant charmeur qui ouvre son trench beige Burberry à la diable et passe négligemment la main dans ses cheveux mi-longs. Dans ce clan, le style
papier glacé est le seul qui vaille, soit un mélange subtil entre le glamour hollywoodien des années 50 et le modernisme pondéré des années 00.
LE CLAN DES INDOMPTÉS
. Ô, jeune damoiseau sorti des entrailles de la terre, diable que vous êtes beau dans votre jeans troué. Et oui, le naturel, on y revient par tous les moyens, surtout en ces temps de péril écologique. L’éphèbe indompté apprivoise ainsi cette toile virginale qu’est le style, avec une once de désinvolture alliée à un charisme emprunté aux étoiles de l’âge d’or américain, vaste programme.
LE CLAN DES BRANCHÉS
. Une ère nouvelle a entraîné dans son sillon les soldats de la mode que sont les branchés. Ces adonis nouvelle génération ont le culte de la mode, celle des designers et des pièces ‘couture’. Et c’est ainsi qu’ils parcourent la rue tel un catwalk, sneakers Lanvin aux pieds, écharpe tube et lunettes de prima donna insanes vissées sur leur visage racé. La mode est leur remède à l’amertume citadine.
Si l’union fait la force, l’individualisme forge la grandeur du personnage. Coéquipier un jour, oiseau fugace le lendemain, messieurs, il est grand temps de jouer toutes les scènes du théâtre de la vie.
Lolita pour Désinvolt
Derniers Commentaires