On se contentait de deux rondelles de concombre pour défatiguer
les yeux, d’un peu de citron pour faire briller les cheveux, et pour le reste la cosmétologie nous proposait des produits miracles high-tech… Oui mais à notre époque tourmentée, le high-tech dans
certains domaines peut faire peur… Le retour au naturel s’impose et pas seulement comme un effet de mode, les professionnels de la beauté l’ont bien compris, produits bio, à bases de plantes,
l’industrie cosmétique se met au vert !
Au milieu des années 2000, après avoir percé une petite décennie auparavant, le marché du bio prend de l’ampleur, épaulé par les médias qui s’intéressent au sujet en répercutant les effets des produits chimiques sur la santé. Les précurseurs comme Saniflore, Melvita, Kibio... se partageaient le marché jusqu’à ce que les grandes marques et distributeurs se sentent à leur tour concernés en développement leur propre gamme ou en rachetant les pionniers du genre.
On confond souvent "naturel" et "bio". Un produit bio répond à des normes très strictes établies par l’association interprofessionnelle COSMEBIO qui définit les ingrédients et procédés de fabrication pour les cosmétiques bio :
- pas de produit de synthèse
- pas de glycérine, parafine, vaseline, alcool...
- Les plantes doivent impérativement être issues de l’agriculture biologique...
... en sont quelques exemples.
La technologie en matière de beauté ne fait plus rêver, elle aurait même tendance à effrayer. Lorsque le teint essaye de résister comme il peut à la pollution et à l’absence de « chlorophylle » des villes, nous commençons à regarder de plus près les composants des produits que nous utilisons. Combler les rides, repulper, lifter, raffermir… les rayons des magasins et ceux de nos salles de bain débordent de produits miracles, mais quels effets cela aura-t-il avec le temps ?
Et quels sont vraiment ces composants chimiques que nous n’arrivons même pas à déchiffrer sur l’emballage ?
Les parabens
: Ce sont des conservateurs réputés pour leurs effets allergisants, mais soupçonnés aussi d’être nocifs pour le fœtus voire cancérigènes.
Les éthers de glyco
l : Des recherches effectuées depuis une vingtaine d’années confirment leurs effets déplorables pour les cellules du sang, la fertilité et qu’ils seraient aussi cancérigènes.
Les alkylphénols
: agents émulsifiants intégrés dans les cosmétiques, comme le nonylphénol, dégradent la qualité du sperme et les gènes…
Sans compter les phtalates et autres musc artificiels déconseillés par les experts.
Dans les pays occidentaux une conscience individuelle s’instaure petit à petit face à l’environnement. Les consommateurs sont de plus en plus sensibles au bien être, à l’hygiène, au respect de soi. L’industrie cosmétique répond en modifiant son discours et reprend en considération ses interlocuteurs. Exit les "critères" préjugés de la beauté, le rapprochement "naturel" se fait à travers des campagnes publicitaires plus réalistes et plus complices envers les clients. Sans oublier les messages "éco Friendly" tendant à conserver le mystère du produit, mais nous rendant plus responsables, pas de test sur les animaux, moins de risques d’allergies, sans produits toxiques...
Ça sent l’Eden, pourvu que ça dure !


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